L’ERP au sein de l’industrie 4.0

Fabiani Décembre 2019

Vous en avez forcément entendu parler : l’industrie 4.0 est un concept récent qui a vite trouvé sa place dans les médias, y compris auprès du grand public, puisque l’on en parle régulièrement. Mais que recouvre exactement ce concept, à commencer par ce 4.0 ? Quid du 3.0 ? Comment se traduit-il concrètement dans l’entreprise de 2020 ? Et quel sera le rôle d’une solution structurante comme l’ERP dans ces entreprises nouvelle génération ?

L'industrie 4.0, qu'est-ce que c'est ?

Vous ne vous souvenez peut-être pas avoir entendu parler de l’industrie 3.0 ? Pourtant cette dénomination existe bel et bien, comme le rappelait cet  article de l’Usine Nouvelle. Cet article considère d’ailleurs qu’un des défis de l’industrie française est de se mettre à niveau simultanément vers le 3.0 et le 4.0, contrairement à d’autres pays, comme l’Allemagne, qui auraient déjà accompli en partie leur révolution.

Il est difficile de donner des définitions précises des concepts d’industrie 3.0 ou 4.0, car il ne s’agit pas là de normes codifiées issues d’un consensus international, mais plutôt de facilités de langage validées par l’usage, les acteurs de l’industrie et les médias.

Cependant, l’industrie 3.0 se réalise grâce à la robotisation et l’informatisation, alors que la 4.0, qualificatif apparu lors de la foire de Hanovre en 2011, va plus loin en accordant une place centrale à la donnée et à sa captation, sa transmission et son analyse poussée, ainsi qu’à l’apport éventuel de l’intelligence artificielle.

La qualification « industrie 4.0 » fait également référence à une quatrième révolution industrielle, qui succéderait donc à la première (vapeur), la seconde (charbon et pétrole), et la troisième (informatique), ou après la mécanisation, apparaît la production de masse au 19ème siècle et l’automatisation de la production au 20ème siècle.

Robotisation oui, mais avec l'intelligence en plus

L’industrie 4.0 ne se limite pas à l’informatisation et à la robotisation, car même si l’on peut considérer qu’il y a du retard en la matière en France, ces transformations sont déjà entamées depuis de longues années.

Ce qui est nouveau, et cela transparait dans l’idée d’usine 4.0, c’est la possibilité dorénavant d’insuffler une  dose d’intelligence dans les décisions prises par les robots et machines-outils. Avec l’arrivée des objets connectés, dont le nombre explose aussi bien dans le cadre des foyers que dans celui de l’entreprise, il est possible de recueillir des données en temps réel et de les injecter dans les processus de décision automatisés.

Secondée ou servie par le Big Data, c’est à dire la capacité à recueillir, stocker, traiter et analyser les données en quantité très importante, et par le Smart Data, l’Intelligence Artificielle fait son entrée au cœur de l’industrie. Il devient désormais possible de concevoir des usines dont  la production est automatisée, mais qui sont aussi capables d’interagir avec d’autres structures éloignées, ou d’envoyer des signaux aux utilisateurs ou commanditaires.

Par exemple, des unités de production capables de s’adapter en temps réel aux informations transmises par d’autres unités de production, pour produire plus vite ou en plus grand nombre un composant nécessaire, sans intervention humaine. Certains robots s’adaptent maintenant à la présence d’humains dans leur proximité immédiate, en modifiant leurs mouvements et comportements de façon à minimiser les risques de blessures ou d’accidents.

De petits véhicules automatisés, destinés à transporter des matières premières ou colis au sein d’un entrepôt, peuvent désormais s’adapter aux obstacles aléatoires qui vont jalonner leur parcours : il ne s’agit plus d’une robotisation simple consistant à suivre une trajectoire préétablie, mais de véhicules robots intelligents pouvant communiquer, analyser les informations et décider d’une trajectoire optimale en fonction de l’objectif qui leur a été assigné.

Enfin, il devient aussi possible d’assurer une maintenance plus efficace à distance, les robots étant capables d’envoyer des signaux d’alertes s’ils détectent des problèmes dans leur propre fonctionnement.

Industrie 4.0 : Et l'ERP dans tout ça ?

Ces évolutions dans le domaine de l’industrie au sens général affectent plus particulièrement celui de l’aéronautique qui chercher à gagner en productivité dans ses usines. Nous concluons donc cet article sur les conséquences que ces évolutions ont sur la place et l’usage qui peut être fait de l’ERP.

Pour une solution informatique structurante telle que l’ERP, la numérisation de l’entreprise est un point positif, car elle va permettre de créer un maillage étendu au sein des organisations, une sorte de « toile » facilitant le recueil et la transmission des données, l’ERP se trouvant quasi naturellement positionné au centre de cette toile. Ses possibilités et son efficacité devraient en être décuplées.

Les points bloquants que pouvaient constituer le recueil et le traitement de données pourraient en être réduits, de même que le frein psychologique consistant à accepter, pour une entreprise, d’installer une solution numérique complexe : elle va s’imposer de facto.

Mais l’ERP ne se réduit pas à l’interconnexion ou au pilotage automatisé de systèmes informatisés. Il est aussi profondément humain. Il  gère des données produites par des machines certes, mais en partie seulement, la plupart des informations à gérer provenant de sources humaines.

Il devra donc s’adapter en conséquence, pour devenir une interface conviviale entre monde numérique et humanité dans l’entreprise. Ce qui suppose un travail technique important sur ces interfaces et sur la communication entre les pilotes, humains, et les exécutants, robotisés.

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